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De là à penser que
le délire doit être respecté pour
éviter un état de désorganisation
plus sévère encore il n’y a pour
certains qu’un petit pas facile à franchir.
Et pourtant : il n’est pas de délire heureux,
même si après de longues années
certains patients ont ainsi constitué une sorte
de seconde nature sans laquelle ils ne paraissent plus
avoir envie d’apprendre à vivre.
En un mot, sauf en période avancée c'est-à-dire
après des années de vécu délirant,
tout délire est symptôme de souffrance
et appelle une thérapeutique.
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