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La neuro-imagerie

La neuro-imagerie connaît des progrès tels que l’on peut s’attendre à des répercussions pour la compréhension physiopathologique des schizophrénies.

   

Indépendamment des aspects techniques il convient de distinguer :
l’imagerie structurale telle que le scanner ou l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) qui permet de visualiser les aspects anatomiques ;
l’imagerie fonctionnelle telle que l’IRM fonctionnelle, la scintigraphie ou le PET scan (tomographie par émission de positons) qui permettent de voir fonctionner les structures cérébrales et les réseaux neuronaux au repos ou lors de tâches cognitives.

   
En synthèse, on sait désormais que :
il existe une atrophie* de la substance grise chez certains patients schizophrènes, ceci pouvant être prédicteur de signes négatifs séquellaires plus importants ;
il pourrait exister des anomalies des sillons corticaux attestant de perturbations lors de la maturation cérébrale (qui se termine vers 19 ans) ;
certains sujets atteints de schizophrénie ont une hypoperfusion** des régions frontales du cerveau ;
certaines connections cérébrales sont déficientes.
   
  * Atrophie : diminution de volume ou de fonction d'un organe, d'un tissu...
** Hypoperfusion : état d'irrigation cérébrale ralentie.