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L’hypothèse neuro-développementale
de la schizophrénie suppose que la maladie est
due à une altération précoce du
développement conduisant à des anomalies
lorsque la maturité cérébrale est
atteinte.
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Elle s’appuie sur des arguments
neuropathologiques (étude de cerveaux de patients
décédés), et morphologiques (neuro-imagerie).
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Arguments neuropathologiques
: réduction de l’épaisseur
de la substance grise ; couches cellulaires anormalement
positionnées.
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Arguments morphologiques
: atrophie* cérébrale cortico-sous-corticale
; anomalies de la gyration** ; élargissement
des ventricules ; hypoperfusion*** frontale.
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La schizophrénie s’accompagne
donc d’anomalies de processus programmés
lors du développement du système nerveux
central (prolifération, migration, différenciation,
mort neuronales) : l’origine peut en être
génétique (anomalies fonctionnelles des
gènes du développement réglant
les étapes de la maturation) ou environnementale
(par exemple processus viral précoce).
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* Atrophie : diminution de volume ou
de fonction d'un organe, d'un tissu...
** Gyration : formation des sillons et des aires du cortex
cérébral.
*** Hypoperfusion : état d'irrigation cérébrale
ralentie. |
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