schizophrénie, traitement schizophrénie, soigner schizophrénie, schizophrène, schizophrénies, hallucination, délire, angoisse  
 
  Statégies thérapeutiques
  Aménager les conditions de vie
  Les traitements médicamenteux
 

Les traitements médicamenteux

La chimiothérapie repose sur les médicaments neuroleptiques classiques ou antipsychotiques nouveaux encore appelés neuroleptiques atypiques.

   
Les formes débutantes de schizophrénie sont souvent prises en charge en milieu hospitalier.
   
Le traitement de première intention repose sur les neuroleptiques atypiques (plutôt que les neuroleptiques classiques) en raison d’une efficacité similaire et d’une meilleure tolérance.
   
Quelques exemples :
rispéridone de 4 à 12 mg/j
olanzapine de 5 à 20 mg/j
amisulpride de 50 à 1200 mg/j
aripiprazole de 15 à 30 mg/j
   
La posologie est progressivement augmentée jusqu’à l’obtention de la dose efficace.
   
Pour juger de l’efficacité du traitement, un délai de 6 à 8 semaines est nécessaire concernant les symptômes positifs (hallucination, délire, angoisse, agitation) et de trois mois pour les symptômes négatifs (autisme, émoussement affectif, indifférence émotionnelle, apragmatisme).
   
Le traitement au long cours est maintenu à dose minimale efficace (obtenue après éventuelle diminution progressive du traitement initial) de manière ambulatoire.
   
Un traitement neuroleptique retard (injection intramusculaire toutes les 2 à 4 semaines) peut se discuter afin d’assurer une meilleure observance du traitement. En effet, certains neuroleptiques classiques (halopéridol, pipotiazine) ou atypiques (rispéridone) offrent cette possibilité.
   
En cas de schizophrénie résistante (absence de réponse à au moins deux séquences de traitements appartenant à deux classes chimiques différentes, administrées à posologie efficace sur au moins 6 semaines), on utilise de la clozapine entre 200 et 600 mg/j. Une surveillance hématologique stricte est nécessaire en raison de la toxicité hématologique de ce produit.