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  Traitements des schizophrénies
  Traitements médicamenteux
  Traitements psychologiques
  Thérapies sociales

Autres traitements
  Electroconvulsivothérapie (ECT)
  Stimulation magnétique
     transcrânienne (TMS)


  En pratique, le traitement
 

En pratique, le traitement

Précocement, au stade des signes éventuellement annonciateurs tels que anxiété, dépression, modification notable du comportement à l’adolescence ou l’âge adulte jeune, repli sur soi, inversion du rythme de vie :
évaluation clinique aboutissant à retenir ou écarter le diagnostic de trouble schizophrénique ;
mise en place d’un accompagnement, y compris accompagnement psychothérapique et aide à l’orientation scolaire, universitaire ou professionnelle.
A ce stade, l’intérêt de mettre en route un traitement antipsychotique n’est pas démontré.
Il faut cependant savoir qu’en moyenne le retard au diagnostic et à la mise en route d’une chimiothérapie est de 3 à 5 ans, ce qui n’aide pas le pronostic.

   
Lorsque le diagnostic est posé, c’est-à-dire à l’étape du premier épisode psychotique avéré :
la chimiothérapie antipsychotique est mise en route, ses effets étant évalués : après 10 à 15 jours pour l’angoisse, 6 semaines pour les hallucinations et la désorganisation, 3 mois pour le délire et l’autisme ;
en cas d’échec de la chimiothérapie on discute soit une autre médication antipsychotique qui pourra être efficace, soit un traitement par électroconvulsivothérapie (12 à 15 séances) ;
maintien d’une chimiothérapie antipsychotique pendant 1 à 3 ans minimum ;
définition des modalités psychothérapiques et sociales susceptibles d’aider.
   
En cas de nouvelle phase processuelle, stratégie identique à celle qui avait été mise en place pour un premier épisode.
   
En dehors des phases processuelles se pose la question du choix des traitements les plus stimulants et préventifs d’une éventuelle rechute : psycho et sociothérapie avec ajustement des choix et posologies de médicament.
   
Certains neuroleptiques et antipsychotiques sont disponibles en forme dite retard : 1 à 2 injections intra-musculaires par mois sont équivalentes à une prise quotidienne per os. Ceci peut faciliter la gestion du traitement de patients ambivalents dans leur adhésion aux soins.
   
A retenir :
les troubles schizophréniques nécessitent des soins prolongés sur plusieurs années ;
une cicatrice fréquente est la persistance d’une ambivalence face aux soins : à l’extrême, ceci peut être une cause de non stabilité pendant plusieurs années, le patient interrompant son traitement avec une rechute dans les 3 mois qui suivent (les médicaments neuroleptiques et antipsychotiques continuent à produire leur effet durant plusieurs semaines après l’arrêt de la prise).